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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 18:56

Quand on dit que les relations d'une petite fille avec son père conditionnent ses relations futures! Là, il ne s'agit pas de mon père, mais de celui qui m'a élevée.

 

Aujourd'hui ma thérapeute m'a dit un truc que je sais. Intellectuellement. Les paroles n'engagent que celui qui les émet. Pas celui qui les reçoit. Inutile de se les approprier, sauf si elles conviennent.

 

Eh ben, moi, tes paroles, elles ne me conviennent pas. Ca fait presque 40 ans ( et c'est long, 40 ans) qu'elles me pourrissent la vie. Alors, je te les laisse. Je ne peux pas te les renvoyer, hein. Mais ce sont les tiennes, pas les miennes.

 

Au moment d'écrire cet article, je me demande s'il est utile que je m'étende. Que je les détaille, ces paroles.. Je me demande. Je vais les écrire. Puis, si c'est inutile, si ça fait plus de mal que de bien, je les effacerai. Parce que c'est une chose, de les avoir entendues. Mais c'en est une autre de les avoir provoquées. Je me sens assez coupable de cela, faut-il encore que je  les rendent publiques, au risque de salir ta mémoire et que je me rende ridicule ( pourquoi me sentir ridicule, d'ailleurs?)?

 

Tu as fait ce que tu as pu. Mais , bon sang, quand on est un adulte, on assume les conséquences de ses actes ou on demande des comptes à celui qui les a imposés. On en se venge pas sur un gamin qui n'a rien demandé à personne.

 

On ne dit pas à une petite fille de moins de 10 ans ( et encore, je suis large, c'est de cet âge que je commence à me rappeler...) qu'on regrette de l'avoir "recueillie". On ne la traite pas de bâtarde. On ne lui dit pas qu'elle est une charge et qu'elle coûte trop cher.

 

Ca ne se fait pas. Ce n'est pas humain d'agir comme ça. 

 

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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 04:27

Faire attention! Cette expression revêt bien des significations; Genre quand tu es une toute petite fille

Fais attention... tu vas tomber, tu vas t'en prendre une( ce que l'on ne m'a jamais dit), tu vas prendre froid ( à dormir en plein hiver fenêtre ouverte, les cheveux mouillés - ce qui m'a valu la plus belle otite de ma vie mais les félicitations d'une voisine, admirative de mon mode de vie spartiate)... J'en passe, des meilleures, des vertes et des pas mûres...

Aujourd'hui, on va dire pudiquement que je fais attention. 

Ce qui signifie bien entendu

Non, je ne vais pas m'enfiler la tablette de chocolat, deux carreaux peuvent suffire

Non, pas de dessert merci - alors que je crève d'envie d'une Belle-Hélène avec supplément chantilly

Pizza ( semestrielle!!! Quota de 2018 et 2019 dépassé rien qu'au mois de juillet), mais sans fromage ( Hhhmmmffff)

Entre autres, là aussi et je ne vous apprends rien.

Mais faire attention, pour moi, ça veut dire aussi

Aller danser avec un podomètre ( un bon, qui calcule les calories dépensées  12 pas= 1 calorie...l'arnaque totale!), le consulter régulièrement et quitter la piste quand on en a brûlé 1000. Sur le mien de Décath, une petite coupe clignote quand j'ai dépassé 10 000 pas... 

Aller à un concert ( Les Insus, par exemple, comme hier soir) et  taper dans les mains même quand elles font mal, pour muscler l'arrière des bras. Se dire à ce propos que la batterie, ça doit faire des bi et  triceps d'acier!

 

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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 15:29

J'ai terminé ce livre récemment. Je l'avais commencé, puis abandonné très vite pour cause d'incompatibilité de style entre l'auteur et moi.

 Urgence de la situation traduite par des phrases longues, immensément longues, ponctuation haletante avec accumulations de virgules, je me sentais à bout de souffle au bout de trois pages. J'ai jeté l'éponge. ( d'après ce que j'ai pu en lire, le précédent livre de l'auteur Naissance d'un pont est à peu près identique, il me semble.)

 

Puis, je l'ai repris. Le style était toujours là. Mais j'y étais préparée. S'il me choquait toujours, il me choquait moins. Et au bout de la troisième page, j'ai été emportée par ce rythme particulier, différent du mien. J'ai cessé de lutter et j'ai suivi le mouvement. 

Ce bouquin m'a épatée. 

 

Je ne sais pas grand chose de Maylis de Kerangal mais elle est d'une précision technique quasi chirurgicale! Elle sait, je pense- moi je ne connais rien sur le sujet, de quoi elle parle. 

On suit pendant 24 heures la vie d'un coeur, de la mort à la greffe. De Simon à Claire. Tout est précis, détaillé, incisif.

Du chagrin désespéré des parents  à la culpabilité du receveur.

J'ai lu ce roman au moment où je retrouvais un ancien exemplaire du magazine Sciences humaines. Mon attention avait été retenue par un article sur la controverse à propos de dons d'organes. 

 

Dans cet article, en bref, on traitait du problème "éthique" de déclarer la mort non plus par arrêt du coeur, mais par arrêt des fonctions cérébrales ( bouleversement médical qui correspond, si je m'en souviens bien à la naissance du médecin qui constate les lésions irréversibles du jeune Simon). On réduit ainsi l'être humain à sa conscience. Celui que l'on a connu n'est  plus et ne sera plus jamais. Il n'est plus qu'un corps dépendant de machines. Mais avec un coeur qui bat, une poitrine qui se gonfle et s'abaisse, une peau rose et chaude ( dernière image de mon grand-père... souvenir de jeune fille, j'avais 17 ans). Vivant mais déjà mort. 

 

Il y aurait plein de choses encore à dire sur ce livre, dont la jolie façon dont l'auteur introduit les nombreux personnages, les détails qu'elle livre  sur leur vie personnelle ( le chardonneret, la dynastie de chirurgiens, les pizzas qui dégoulinent....)

 

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 20:16

Le coeur brisé le corps endolori

Je visite les vestiges de ma vie

J'en enjambe comme je peux les débris,

Je n'ai pas sommeil

 

Le coeur brisé le corps endolori

Je fusionne des souvenirs rose et gris

Je m'étonne d'être encore en vie

Je n'ai pas sommeil;... je n'ai pas sommeil du tout..

 

 

et les violons en spirale à 3 minutes 18...

 

A mourir!

 

 

PS Benjamin, avec Etienne Daho, j'ai de grands projets pour toi!

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 19:48

Je suis à géométrie variable. On le sait, je ne cesse de le bramer sur tous les toits du monde. Je prends du poids rien qu'en respirant.

 

Ces derniers mois, j'en perds. Paisiblement, ai-je envie de dire. Pour moi qui suis une fille de bataille, qui mène mes combats sabre au clair, c'est presque bizarre d'écrire cela. Même de le penser. 

J'en discutais aujourd'hui avec un copain qui m'a dit qu'il avait un peu remarqué ma perte de poids. Un autre m'a dit qu'il me trouvait embellie. Gentille façon!  D'autres l'ont vu plus clairement. 

L'inévitable question ensuite après l'étonnement, c'est : "T'as perdu combien?"

Je ne le dirai pas sur ces pages. Je copie Fernand Raynaud et son fût du canon...  et je me contente d' "un certain nombre". 

C'est quelque chose d'avouer qu'on a perdu beaucoup de poids; Parce que ça veut dire qu'on avait du poids à perdre. Et on imagine le nombre de paquets de sucre que  l'on se trimbalait sur le dos et ça fout carrément la frousse!

Le point positif, c'est qu'on se trouve plus jolie et qu'on a plaisir à s'habiller.

Le point négatif, c'est que ça ruine, les robes de princesses....

 

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 19:40

Cette chanson n'est pas n'importe quelle chanson pour moi...Clin d'oeil à ceux qui me lisent et le savent.

J'ai appris ce matin, sur un réseau social professionnel, le décès de Jeanne Moreau et de Claude Rich. Petit à petit, tout un monde s'efface. Nostalgie.

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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 18:58

J'ai terminé dimanche aprèm le tome 2 de cette saga en quatre tomes ( apparemment). 

Finir un roman, même si cela n'a pas été la passion foudroyante, c'est toujours un moment difficile.Dimanche,  j'ai eu du mal à embrayer sur autre chose ( j'ai toujours plusieurs livres en cours, pas toujours des romans d'ailleurs!). Là, pour le coup, j'ai eu du mal à quitter Elena ( Greco), l'amie de cette " amie prodigieuse", Lila.

C'est impressionnant, ce que la vie à Naples dans les années 50 et 60 pouvait être violente et difficile ( et encore, il est peu fait mention de la Camorra). Misérable, dans certains quartiers...

C'est dingue, les claques que pouvaient se prendre les filles ou les femmes.

C'est fou ce que les femmes avaient à faire, endurer, subir pour s'en sortir.

Mais Cat ne serait pas Cat si elle ne se trouvait pas au moins un point commun avec l'héroïne. 

J'ai été bouleversée par les derniers pages du roman ( pas les toutes dernières, un peu avant), quand Elena dit qu'elle ressentait, à fréquenter des étudiants venus d'horizons différents, de familles plus aisées, plus cultivées:

"l'inquiétude [...] de ne pas être à la hauteur, de dire ce qu'il ne fallait pas et de révéler combien j'étais novice et ignorante, précisément dans les domaines les plus connus de tous".

"J'aurais toujours peur : peur de dire ce qu'il ne fallait pas, d'employer un ton exagéré[...] de ne pas avoir d'idées intéressantes".

Elena ressent de façon très aigüe la difficulté, quand on vient d'une famille peu cultivée, où le débat d'idées n'a pas sa place autour de la table du dîner, d'évoluer au sein d'un monde différent. A quel point on peut avoir l'impression d'être entachée par sa naissance. A quel point tout le mérite du monde ne nous fera jamais entrer ( par la grande porte du moins) dans le cercle fermé des gens brillants. 

 

Je vous entends soupirer " Encore!". Eh oui, encore.... 

 

Le point positif, c'est que cela peut éclairer l'enseignante que je suis devenue. L'école élémentaire peut être d'une violence inouïe pour des petits élèves qui n'en possèdent pas les codes. Un levier d'action pour moi! Parce que ces codes, je les maîtrise. 

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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 16:55

J'ai l'instinct de meute. Hélas, personne ne veut meuter avec moi. 

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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 19:05

Je me sens seule... J'avais discuté un jour avec un membre de ma troupe de théâtre qui m'avait dit que lui aussi se sentait seul, tout le temps et que celui de nous deux qui trouverait comme faire pour ne plus ressentir cela le dirait à l'autre. Je n'ai pas encore trouvé. Lui non plus apparemment, car je n'ai pas de nouvelles.

 

Ce soir, c'est un soir à papoter avec sa meilleure amie. A vider son coeur, à chialer un bon coup et se sentir soulagée. Je n'aime pas pleurer seule. C'est encore plus déprimant.

 

J'ai des personnes autour de moi. Je ne suis pas isolée. Mais rien que l'idée de parler, même si c'est ce dont j'aurais besoin, c'est au delà de mes forces. J'ai parlé toute la journée, dans le bruit, la chaleur, en classe. Ce soir, plus possible. Gorge bloquée, mutisme total. 

 

Quand bien même, je ne me vois pas appeler quelqu'un à la rescousse. Les autres ont leur vie, leurs soucis...et ce qui m'arrive n'est pas grave. Pénible, mais pas grave. Rien de plus que le ras-le-bol classique. D'être incomprise. De ne pas avoir ce que je souhaite. 

 

C'est curieux, c'est même une sensation physique. Un creux, un vide dans la poitrine qui m'étreint ( mais comment un vide pourrait-il m'étreindre? Comment un rien peut-il être actif?) et qui monte du côté gauche de ma gorge jusque dans la mâchoire.  J'essaie de trouver une image, un animal qui pourrait représenter cette sensation, pour l'apprivoiser. Un boa constrictor?  Oui pour la sensation d'étouffement, non pour le sang froid. Mon animal à moi est à fourrure. Un boa à fourrure? 

Une araignée velue? Oui pour les pattes qui serrent, mais non pour l'espace pris.

 

Halte-là. Si c'est à fourrure ( j'adore les bêtes à poils, je ne suis ni plumes, ni écailles), cela veut dire que la tactile que je suis va le caresser ( dans le sens du poil?). Le calmer. Le prendre dans ses bras pour qu'il se sente moins seul. Pour le rassurer.

 

Il me semble que je respire mieux tout à coup.  Mon boa à fourrure et moi, on se trouve des affinités ce soir. Ce n'est pas le grand amour. C'est juste la prise en compte de sa présence.

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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 20:06

Je me parle à moi ce soir. Vous lisez, si vous vous êtes perdus sur ces pages. Désolée de monologuer.

Laisse tomber tout ça, Cat. Mets tout de côté un instant ( plutôt long). Occupe-toi de toi. De ce qui te fait du  bien.

Inutile de compliquer les choses, elles le sont assez d'elles-mêmes. 

Il y a d'autres  aventures qui t'attendent, d'autres aventures à vivre. Il y a tout un champs de possibles, juste là, sous ton nez, pour peu que tu regardes un peu plus loin, un peu ailleurs. Que tu changes de perspective. Que tu sortes de ta zone de confort. 

Courage. 

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