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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 19:05

Je me sens seule... J'avais discuté un jour avec un membre de ma troupe de théâtre qui m'avait dit que lui aussi se sentait seul, tout le temps et que celui de nous deux qui trouverait comme faire pour ne plus ressentir cela le dirait à l'autre. Je n'ai pas encore trouvé. Lui non plus apparemment, car je n'ai pas de nouvelles.

 

Ce soir, c'est un soir à papoter avec sa meilleure amie. A vider son coeur, à chialer un bon coup et se sentir soulagée. Je n'aime pas pleurer seule. C'est encore plus déprimant.

 

J'ai des personnes autour de moi. Je ne suis pas isolée. Mais rien que l'idée de parler, même si c'est ce dont j'aurais besoin, c'est au delà de mes forces. J'ai parlé toute la journée, dans le bruit, la chaleur, en classe. Ce soir, plus possible. Gorge bloquée, mutisme total. 

 

Quand bien même, je ne me vois pas appeler quelqu'un à la rescousse. Les autres ont leur vie, leurs soucis...et ce qui m'arrive n'est pas grave. Pénible, mais pas grave. Rien de plus que le ras-le-bol classique. D'être incomprise. De ne pas avoir ce que je souhaite. 

 

C'est curieux, c'est même une sensation physique. Un creux, un vide dans la poitrine qui m'étreint ( mais comment un vide pourrait-il m'étreindre? Comment un rien peut-il être actif?) et qui monte du côté gauche de ma gorge jusque dans la mâchoire.  J'essaie de trouver une image, un animal qui pourrait représenter cette sensation, pour l'apprivoiser. Un boa constrictor?  Oui pour la sensation d'étouffement, non pour le sang froid. Mon animal à moi est à fourrure. Un boa à fourrure? 

Une araignée velue? Oui pour les pattes qui serrent, mais non pour l'espace pris.

 

Halte-là. Si c'est à fourrure ( j'adore les bêtes à poils, je ne suis ni plumes, ni écailles), cela veut dire que la tactile que je suis va le caresser ( dans le sens du poil?). Le calmer. Le prendre dans ses bras pour qu'il se sente moins seul. Pour le rassurer.

 

Il me semble que je respire mieux tout à coup.  Mon boa à fourrure et moi, on se trouve des affinités ce soir. Ce n'est pas le grand amour. C'est juste la prise en compte de sa présence.

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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 20:06

Je me parle à moi ce soir. Vous lisez, si vous vous êtes perdus sur ces pages. Désolée de monologuer.

Laisse tomber tout ça, Cat. Mets tout de côté un instant ( plutôt long). Occupe-toi de toi. De ce qui te fait du  bien.

Inutile de compliquer les choses, elles le sont assez d'elles-mêmes. 

Il y a d'autres  aventures qui t'attendent, d'autres aventures à vivre. Il y a tout un champs de possibles, juste là, sous ton nez, pour peu que tu regardes un peu plus loin, un peu ailleurs. Que tu changes de perspective. Que tu sortes de ta zone de confort. 

Courage. 

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 12:21

J'ai relu hier Des vents contraires, qu'une copine m'a rendu. Je le lui avais effectivement prêté, je l'avais même oublié mais elle ne l'a pas lu en entier. Trouvant en effet le début déprimant, elle a préféré ne pas poursuivre. 

 

Ce livre n'est pas une ode à la joie de vivre et à la beauté de la vie. Amateurs d'histoires joyeuses, passez votre chemin. Ce serait dommage de le lire puis ensuite d'aller dire qu'il est nul. Non,il n' est juste pas écrit pour vous. 

 

Je l'ai relu. 

D'abord, parce que j'adore les histoires tristes. C'est comme les petits enfants qui aiment avoir peur à la lecture de contes de fées. Les histoires tristes c'est comme un antidote aux saletés que la vie peut inventer. Je me demande toujours ce qu'elle me réserve. Lire une histoire triste, ça me préserve ( pensée  idiote , c'est sûr qu'il n'en est rien) du malheur décrit dans le roman. ( Cela pose encore une fois la question - dont tout le monde se fout et c'est bien normal: déjà lu, c'est comme déjà vécu pour moi, ou est-ce histoire de me préparer au pire?)

 

Ensuite parce que j'aime relire les bouquins aimés. Une impression de temps qui ne passe pas. Je retrouve des amis, des sensations, des phrases et c'est comme si le temps arrêtait enfin sa course folle.

Enfin, parce que je voulais retrouver la trame, la fin de l'histoire qui se passe à Saint Malo, mon endroit préféré au monde ou presque. 

 

Paul Anderen ( on est à une lettre du conte de fées!) (sur)vit  ou plutôt existe  avec ses deux enfants depuis que son épouse s'est volatilisée voilà un an. 

Une vie qui se reconstruit sans happy end mais avec l'espoir d'être toujours debout et un style économe en virgules mais avec des phrases longues qui vous engluent dans la douleur de cet homme et sa difficulté à faire face au quotidien et à l'absence de celle qui l'avait fait naître pour de bon. 

 

Un moment de vie où les disparitions et les événements bouleversants se multiplient, où les destins se croisent, personnages cabossés par la vie et en proie à un monde normé assez hostile ( premier flic, à peine ébauché, et milieu scolaire....) qui renvoie à la solitude de celui qui vit un drame affreux. 

J'aime à croire que lorsqu'on traverse soi-même un événement traumatisant, on est "mûr" pour comprendre et aider ceux dans la douleur.

 

 

 

 

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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 19:43

On peut aimer quelqu'un avec passion, la patience a ses limites. Et quand ces limites sont atteintes, même l'amour le plus fort s'éteint.

J'ai toujours imaginé l'amour comme le sentiment durable par excellence. Je suis dans mon genre une amoureuse éternelle. C'est éminemment romanesque. C'est beau. C'est absolu. C'est poignant. 

 

Mais sans la patience, l'amour s'éteint. Oui. Il s'éteint.

 

Mais finalement, peut-être s'éteint-il tout simplement parce que la patience est mise à rude  épreuve? Du coup, est-ce vraiment de l'amour?

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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 21:22

Encore une leçon à apprendre. Toujours la même. Une fois de plus. 

 

Depuis deux jours, j'ai la chanson de Jean-Louis Aubert dans la tête.... Voilà, c'est fini....

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30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 17:29

Tous nous sommes fauchés un jour par le croche-pied rigolard de la mort imbécile et les droits de l'homme s'effacent devant les droits de l'asticot. C'est de Desproges. Intemporel. 

 

Paragraphe entier

 

A la question peut-on rire de tout et avec tout le monde....

 

S’il est vrai que l’humour est la politesse du désespoir, s’il est vrai que le rire, sacrilège blasphématoire que les bigots de toutes les chapelles taxent de vulgarité et de mauvais goût, s’il est vrai que ce rire-là peut parfois désacraliser la bêtise, exorciser les chagrins véritables et fustiger les angoisses mortelles, alors oui, on peut rire de tout, on doit rire de tout. De la guerre, de la misère et de la mort. Au reste, est-ce qu’elle se gêne, elle, la mort, pour se rire de nous ? Est-ce qu’elle ne pratique pas l’humour noir, elle, la mort ? Regardons s’agiter ces malheureux dans les usines, regardons gigoter ces hommes puissants boursouflés de leur importance, qui vivent à cent à l’heure. Ils se battent, ils courent, ils caracolent derrière leur vie, et tout d’un coup ça s’arrête, sans plus de raison que ça n’avait commencé, et le militant de base, le pompeux P.D. G., la princesse d’opérette, l’enfant qui jouait à la marelle dans les caniveaux de Beyrouth, toi aussi à qui je pense et qui a cru en Dieu jusqu’au bout de ton cancer, tous, tous nous sommes fauchés un jour par le croche-pied rigolard de la mort imbécile, et les droits de l’homme s’effacent devant les droits de l’asticot.

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30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 10:11

Parfois, il m'arrive de ne pas être sympa. Pas politiquement correcte. A l'opposé de celle que l'on m'a toujours enjoint  à être.

Oui, il y a des fois où je suis même carrément chienne.

Je dis ( ou j'écris) des choses méchantes.

Sur le moment, je les pense.

Vraiment.

Mais elles manquent de nuances.

Plus tard, je les pense toujours.

Je culpabilise.

Je ne les regrette pas. Ou si parfois. 

Je ne fais pas dans la dentelle. 

Quand j'ai mal, quand je  suis déçue, blessée, fâchée, attristée, trahie ( oui, c''est surtout la trahison qui me démolit), c'est puissance, 10, 100, 1 000....

J'ai la langue acérée. Je veux blesser à la hauteur de ma blessure.

Les sentiments se déchaînent. Puis quand ils se calment, je peux enfin penser. 

Je ne veux pas qu'on me pardonne ( ou juste un peu, parce qu'être confrontée au désamour, c'est dur pour une grande fille comme moi). 

J'explique.

Et j'assume. 

Et je m'en veux. Parfois. Souvent.

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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 16:47

Je ne vais pas lire ton message... Je ne vais pas lire ton message... je ne vais pas lire ton message....

J'hésite. Je l'efface ou non? Sans le lire, mais vais-je y arriver? Vas-je le regretter? Je le garde et je le lirai dans 1 mois? 1 an? 

 

Quoi qu'il y ait dedans ( menaces, insultes, excuses, leçon de morale à deux balles, tentatives de justifications, ..), te lire ne me fera pas de bien. 

 

Je voudrais bien récupérer mon collier  et mon joli bracelet soleil, oubliés sur ton piano. J'y tiens. 

 

 

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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 20:41

Je claironne depuis longtemps ( depuis que je pensais que nous aurions un second tour Fillon Le Pen) que je m'abstiendrai le 7 mai. Plus de vot'utile pour ma part. 

Trois élection présidentielles qu'on me fait le coup du front républicain pour faire barrage au FN..

Aujourd'hui encore, je pense que le 7 mai, je n'irai pas voter. 

Il n'est cependant pas exclu que je me réveille le matin du 7, ou que l'heure de fermeture du bureau de vote approchant, je ne me résolve quand même à y aller... On verra bien. 

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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 19:37

Apparemment, Albert Einstein aurait dit 

La folie, c'est de refaire la même chose et d'en attendre un résultat différent. 

Est-ce vraiment the King of relativity qui a dit ça ou non, en fait, on s'en tape! Le plus important, c'est que c'est vrai!

On peut appliquer cela à tous les domaines de la vie. Mais ce soir, je choisis de l'appliquer à la vie amoureuse. 

 

Cette année 2017 a vu se produire deux tentatives de retrouvailles avec des hommes du passé. Un avec lequel il ne s'était JAMAIS rien passé mais avec lequel il y avait toujours eu lourdes allusions avec gros sabots. Nous nous sommes embrassés pour la première fois le dimanche soir 1er janvier. Capotage en beauté quelques semaines plus tard. 

Deuxième essai avec un ex que je tenais pour mon seul regret ( nous étions ensemble, puis plus, puis on se retrouvait.....toujours à mon initiative). Sur le papier, j'avais  tout pour rester avec lui, pour être heureuse avec lui, mais dans la réalité, il y avait toujours des trucs qui coinçaient ( je ne vais pas faire la liste)  Celui-ci, je l'ai retrouvé le dimanche soir de Pâques. Capotage pas glop quelques... heures, jours plus tard ( c'est compliqué de dater le moment).

 

Première leçon: Cat, tu dois te méfier des hommes que tu embrasses les dimanches soirs fériés en 2017. Le soir de la Pentecôte, tu te cloîtres chez toi.

 

Deuxième leçon: Cat, quand on dit que le réchauffé ce n'est pas terrible, c'est vrai. 

 

Les gens ne changent pas. Du tout. Un mec vulgaire, grossier, qui ne te tentait pas à l'époque, peu intéressant culturellement pour l'un,  pas élégant, atteint de diarrhée verbale, assez angoissé par l'idée d'être seul pour l'autre, ça a peu de chances de changer. 

Pas besoin d 'aller vérifier 150 fois que tu n'as rien à faire avec eux. Pas besoin de te prendre la porte dans la G** ou de trébucher 10 fois sur la même pierre. Pas besoin de rejouer le drame F. 

Dommage pour ce coup-ci. 

 

Cat, tu t'infliges toujours des épreuves difficiles. Cat, par pitié, sois indulgente envers toi. Sois gentille et bienveillante.Tu en as assez bavé, non? Qu'est-ce-que tu avais à aller le retrouver?

Cat, tu sais ce que tu veux. Une jolie histoire, en toute simplicité. Les mecs torturés, tu as assez donné, non?  

 

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