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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 20:50

Je veux dédier ce poème
A toutes les femmes qu'on aime
Pendant quelques instants secrets
A celles qu'on connaît à peine
Qu'un destin différent entraîne
Et qu'on ne retrouve jamais

A celle qu'on voit apparaître
Une seconde à sa fenêtre
Et qui, preste, s'évanouit
Mais dont la svelte silhouette
Est si gracieuse et fluette
Qu'on en demeure épanoui

A la compagne de voyage
Dont les yeux, charmant paysage
Font paraître court le chemin
Qu'on est seul, peut-être, à comprendre
Et qu'on laisse pourtant descendre
Sans avoir effleuré sa main

A la fine et souple valseuse
Qui vous sembla triste et nerveuse
Par une nuit de carnaval
Qui voulu rester inconnue
Et qui n'est jamais revenue
Tournoyer dans un autre bal

A celles qui sont déjà prises
Et qui, vivant des heures grises
Près d'un être trop différent
Vous ont, inutile folie,
Laissé voir la mélancolie
D'un avenir désespérant

Chères images aperçues
Espérances d'un jour déçues
Vous serez dans l'oubli demain
Pour peu que le bonheur survienne
Il est rare qu'on se souvienne
Des épisodes du chemin

Mais si l'on a manqué sa vie
On songe avec un peu d'envie
A tous ces bonheurs entrevus
Aux baisers qu'on n'osa pas prendre
Aux cœurs qui doivent vous attendre
Aux yeux qu'on n'a jamais revus

Alors, aux soirs de lassitude
Tout en peuplant sa solitude
Des fantômes du souvenir
On pleure les lèvres absentes
De toutes ces belles passantes
Que l'on n'a pas su retenir

Antoine POL

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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 16:30

Trouvaille pour mon projet de lecture de poèmes...

Il n'aurait fallu
Qu'un moment de plus
Pour que la mort vienne
Mais une main nue
Alors est venue
Qui a pris la mienne

Qui donc a rendu
Leurs couleurs perdues
Aux jours aux semaines
Sa réalité
A l'immensité
Des choses humaines

Moi qui frémissais
Toujours je ne sais
De quelle colère
Deux bras ont suffi
Pour faire à ma vie
Un grand collier d'air

Rien qu'un mouvement
Ce geste en dormant
Léger qui me frôle
Un souffle posé
Moins une rosée
Contre mon épaule

Un front qui s'appuie
A moi dans la nuit
Deux grands yeux ouverts
Et tout m'a semblé
Comme un champ de blé
Dans cet univers

Un tendre jardin
Dans l'herbe où soudain
La verveine pousse
Et mon cœur défunt
Renaît au parfum
Qui fait l'ombre douce

Louis Aragon : Le Roman Inachevé (1956)

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 15:14

Petit souvenir de la chorale de l'IUFM où je l'avais apprise

Très joli, très tendre....

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 08:22

La pêche en douceur....

Découvert dans le film " La défense Lincoln" avec Matthew McConaughey.

Roman de Michael Connelly. Un de ceux sans Harry Bosch. Mais bon quand même.

Ça reste dans la famille.

Avec William H. Macy et la mère de Rose dans Titanic ( pauvre actrice qui restera la maman coincée, snob et vouée à la stagnation éternelle dans son petit monde, même s'il s'écroule)....

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 19:42
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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 09:28
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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 17:27

Toujours dans le mode " J'écoute en boucle et si ça gêne quelqu'un , j'm'en fiche", en ce moment, j'écoute ces deux titres de Coldplay. Je les aime d'amour. La musique, les paroles surtout, l'envie de danser que cela provoque systématiquement en moi mais aussi, ( et là, oui, je peux frôler le pathétique) les hurlements de joie de la foule et les applaudissements.

Quand j’ai des moments de gros doute , quand ma confiance en moi frôle la moquette, j'aime m'imaginer sur une scène, applaudie à tout rompre par mes pairs, pour le Prix Nobel de pédagogie ( rigolez, ça existera peut être un jour et je le mérite), le prix Pulitzer pour le blog le plus éclectique, la Légion d'Honneur pour services rendus à la Nation reconnaissante, un Molière pour mon interprétation ébouriffante de ce dragon de Philaminte, etc.... Quand je doute, donc , je me mets dans la salle de bain, j'ouvre le robinet de la douche et, en me concentrant bien, en faisant des efforts d'imagination ( ce qui ne manque pas), j'entends les applaudissements d'une foule en délire! Et c'est booooooooooooooooon!!!!

La vie, ça devrait toujours ressemble à ça......2 min 50 c'est déjà bon, mais alors 3 min 06 c'est l'extase!!!!

Un sample de Ritmo de la noche ( ouh que c'est vieux.....).

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 20:21

Je n'avais jamais lu cet auteur. J'ai attaqué Dora Bruder. J’ai terminé Dora Bruder.

Voilà longtemps que cela ne m'était pas arrivé: l'envie de lire, l'envie d'avancer dans la découverte d’une histoire. J’ai lu ce livre et je n’ai pas pu le lâcher. J’ai eu envie que Modiano me raconte encore et encore l'histoire de cette jeune juive disparue dans les camps, jeune fille dont on ne sait presque rien.

J’ai gardé jusqu'au bout l'espoir qu'il découvrirait ce qui lui est arrivée, si elle a survécu au transport de Drancy à Auschwitz.

J’ai aimé que Modiano suive la moindre de ses traces, cherche sans relâche, chemine à ses côtés - ou du moins le croyait-il - dans un Paris qu'il aime tant, un Paris vide sans elle, même au coeur de ses embouteillages.

J'ai aimé que Modiano se sente appelé par ce destin tragique, trouve des recoupements dans le plus intime, le plus infime détail.

Cette période sombre a livré tant de témoignages de l'horreur vécue de l'intérieur. J'ai aimé que Modiano tente de faire revivre cette Dora Bruder, rebelle et fugueuse. Qu'il parle pour elle. Qu'il soit là pour qu ' à travers elle , la foule des anonymes ne tombe pas dans l'oubli.

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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 18:43

Je viens de terminer ce roman. 

 

J'ai trouvé les 400 premières pages longuettes. Mais je me suis accrochée.

 

Le major Ernest Pettigrew,  veuf retraité du régiment du Royal Sussex apprend le décès de son frère Bertie en présence de l'épicière pakistanaise du village, veuve elle aussi. Cet événement va être l'occasion pour ces deux amoureux de Kipling de se trouver et de s'aimer, malgré les réticences des familles,  de la communauté villageoise accrochée aux traditions et  les barrières culturelles, toutes très bien dépeintes par l'auteure.

 

En effet, grâce à de nombreux personnages secondaires, Helen Simonson égratigne, avec un flegme tout britannique , les dames patronesses pincées et bien pensantes accrochées à des valeurs en passe d'être révolues, la jeunesse perdue entre diverses aspirations -inconciliables?- et le calme préservé de la capitale voisine de ce coquet petit village, objet de convoitise d'un Américain ambitieux.

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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 18:27

Je viens de terminer ce roman de Joyce Maynard. Et j'ai aimé ce huis-clos. Beaucoup.

Comment la relation exclusive  d'une mère divorcée et de son jeune fils va s'ouvrir à un autre.

Comment un fils, sur qui repose le bonheur de sa mère va se retrouver soulagé mais aussi inquiet par l'irruption d'un homme amoureux d'elle dans leur quotidien routinier.

 

Comment une femme en sommeil peut se réveiller brusquement à la rencontre d'un prisonnier en cavale, qui se révèle de plus en plus charmant au fil des pages.

 

C'est Henry, âgé de 13 ans au début de ce Long week end  précédant la rentrée qui nous raconte ces quelques jours , à 31 ans, bien installé dans la vie. Quelques jours qui l'ont fait grandir.....

 


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