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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 19:11

J'ai déjà parlé dans ces pages, mais il y a fort fort longtemps d'un psy, prof à Stanford, qui écrit des bouquins mêlant philosophie ( mais très accessible à la commune des mortelles que je suis...pas la philo jargonnante où je me noie à la fin de la première ligne) et expériences tirées de sa pratique de thérapeute. 

J'ai acheté son dernier opus, Le jardin d'Epicure ( en poche, parce que mon budget lecture n'est pas toujours conséquent....il faut choisir....jolie robe ou bouquins) et je vous le conseille vivement. Il aborde le thème très général de la peur de la mort ( Qui n'a pas la trouille de mourir parmi vous? Levez le doigt!)

Il utilise donc des concepts ou des auteurs philosophiques pour éclairer ses patients et permettre ainsi, en les confrontant aux grands textes, de dépasser leurs peurs, la peur de la mort étant généralement la peur de mourir avant d'avoir vécu sa vie. Avant d'avoir bien vécu sa vie.  A coups d'aphorismes nietzschéens, faciles à comprendre, faciles à garder en mémoire et à faire siens, il nous engage à réfléchir et à traverser ce questionnement, très humain. 

Je vous souhaite à tous, proches ou inconnus qui vous égarez sur mes pages ( plutôt clairsemées actuellement) de vivre une belle et bonne vie, pour 2017 et toutes les années à venir.  A devenir ce que vous êtes. 

Post scriptum

 

Voici un paragraphe que j'ai trouvé très éclairant ( parmi d'autres). 

 

Les adultes qui sont poursuivis par l'angoisse de mort ne sont pas des originaux touchés par une maladie bizarre, mais des homme s et des femmes dont la famille et la culture ne sont pas parvenus à tisser l'étoffe protectrice capable de les aider à supporter le souffle glacé de la mortalité. Il est possible qu'ils aient été exposés trop souvent à la mort dans leur jeune âge; ils n'ont peut-être pas connu un foyer aimant, sûr et protecteur; ce sont peut-être des individus plongés dans l'isolement, qui n'ont jamais partagé leurs inquiétudes sur la mort; ou des êtres hypersensibles, particulièrement conscients d'eux-mêmes, qui ont rejeté le confort des mythes religieux basés sur le déni de la mort que leur offre leur culture.

 

Page 131, édition du Livre de poche. 

 

 

Ok, pour un samedi soir, ça  peut paraître rude. Mais comprendre pourquoi ( ou comprendre pourquoi peut-être) on chemine constamment avec la mort à ses côtés, c'est déjà un soulagement. 

 

PS: dans son livre, Yalom nomme la mort Monsieur Mort. Pour moi, elle a toujours été un personnage féminin. 

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 08:56

J'ai attaqué ce matin très très fort en bougeant mon lave-linge mort au champs d'honneur. On m'en livre un autre ce matin, du coup, j'avais tout débarrassé déjà jeudi soir ( colonne de salle de bain énorme, bibliothèque dans le couloir qui allait gêner le passage et comme hier était une journée très longue, il fallait bien que je m’avanças! ). Ce matin, j'ai bougé la bête morte et découvert un champs d'horreur sédimenté. Les voisins ont dû être heureux de m'entendre m'agiter dès potron-minet en frottant le sol et la tuyauterie.

Imaginez-vous la quantité de questions qui a traversé ma petite tête lors de ce travail rebutant? Robinet d'arrivée d'eau à fermer ou non? Il a l'air coincé, si je force un peu va-t-il me claquer entre les doigts? Sont-ce les livreurs qui vont le faire ou vont-ils me planter  là, avec mon nouveau lave-linge et démerdassek? Dois-je garder le tuyau d'arrivée d'eau?

J'ai vite eu la réponse à la première question en dévissant le tuyau d'arrivée d'eau! Oui, de la flotte coule. Avec pression.

Regardons le robinet de plus près. Il me semble ouvert au max. Je tourne donc et je tente. Miracle, il  n’est pas  bloqué, j'arrive à le fermer en douceur.

Je t'épargne les détails suivants, ils sont strictement sans intérêt.

 

Je trouve le travail manuel sans équivalent pour la réflexion: ou si, peut-être la transe hypnotique. Quand je bricole, je nettoie, je peins, je range, nombre fulgurances traversent mon esprit enfin libéré de ses cogitations hamsteresques(  vous savez bien,  comme le rongeur, dans sa roue, qui tourne, tourne, reste sur place et a l'impression de ne faire que ça.....) et j'en apprends plus sur moi-même lors d'une de ses séances (bénéfiques sur le plan matériel en plus!) que lors d'un coûteux entretien avec un psytruc * ( entretien, tieeeeeens, le mot est bien choisi): il y a longtemps que je sais que la peur de manquer ( la fameuse PDM - c'est ainsi que je nomme affectueusement cette saloperie qui me bouffe la vie depuis 44 ans maintenant) régit mes actes, mes pensées, mes croyances. Que je passe ma vie à me préparer à des catastrophes qui ne m'arriveront probablement jamais.

Sans penser qu'une catastrophe, c'est précisément un truc qu'on ne peut pas gérer! Sinon, ce n'est pas une catastrophe. C'est un ennui, une contrariété, un emmerdement, une dépense imprévue et qui va grever votre budget, etc....

 

 Attention, je ne dis pas que les catastrophes n'existent pas. Je dis qu'elles sont heureusement rares. Perdre un être très cher dans des circonstances dramatiques, c'est une catastrophe!

D'ailleurs, j'ai cherché dans le Larousse. Rien de mieux qu'une définition précise pour savoir de quoi on parle.

D'où: 

  • Événement qui cause de graves bouleversements, des morts : Le sang-froid du pilote a évité la catastrophe.
  • Accident jugé grave par la personne qui en subit les conséquences : Le départ de Pierre est une catastrophe pour elle.
  • Événement décisif qui amène le dénouement de la tragédie classique

Ma vie n'ayant rien d'une tragédie classique ( quoique....) j'ai été percutée de plein fouet par le second sens du mot: Jugé grave par la personne qui en subit les conséquences!

Voilà! Dans la mesure où je me fais l'effet d'être une pauvre petite chose sans défense incapable de supporter le poids de la vie, tout m'apparaît insurmontable. Alors que je sais très bien me débrouiller ( c'est même un qualificatif qui est venu plusieurs fois dans la bouche de gens qui me connaissent). Je suis même spécialement débrouillarde - en toute objectivité.
Et comme j'applique la maxime de mon cher directeur: " Aide-toi et le ciel t'aidera"... je ne suis pas près d'être prise au dépourvu.

Alors, tant pis si j'ennuie un peu mes " personnes-ressources" en leur demandant  une aide hypothétique..

Tant pis.si le père de ma fille ne trouve pas le moyen de me répondre quand je lui demande une aide informatique, Google is my best friend! Et à moi la solution!

Après tout,  la vie est une somme d'emmerdements ( cf. loi de Murphy dite de l'emmerdement maximum ou de la tartine qui s'étale du côté beurré..): passer sa vie à se protéger de la vie, ce n'est pas une vie!

 

 

* Je ne parle pas de ma thérapeute, qui , elle m'a toujours été d'une aide précieuse!!!!! Je vous donne ses coordonnées, si vous le voulez. 

 

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 05:25

C'est curieux. Je viens de commencer ce livre ( offert par une collègue qui me connaît décidément bien).

Et dans ma vie personnelle, une question se pose avec de plus en plus d'acuité.

A quoi ça sert de parler finalement?

A quoi ça peut servir de s'ouvrir à l'autre, quand on a des soucis, des questions, des problèmes?

Ce n'est d'ailleurs presque plus une question. Ce n'est plus rien que le constat déprimant d'une inutilité désespérante. Et d'une solitude effrayante. Mais qui n’est pas une remise en question des gens qui m'entourent, entendons-nous bien.

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 19:03

Parfois, il faut savoir faire confiance à la vie. Ne pas forcément se dire que tout est foutu, que l'occasion ne se représentera plus jamais. Il faut sortir des schémas qui nous guident toujours dans le même sens. Se dire que notre bonne étoile brille. Saupoudrer ses jours d'une bonne pincée louche d'optimisme.

Ce soir, je mets en pratique. Je respire calmement, profondément. Inch Allah!

Comme on dit,il est urgent d'attendre, de ne pas bouger une oreille. Et si ça ne se fait pas, ben tant pis.

Comme dit ma copine Cat: Ce qui doit arriver arrivera, quels que soient tes efforts pour l'éviter. Ce qui ne doit pas arriver n’arrivera pas, quels que soient tes efforts pour l'obtenir.

Au pire, se rappeler de la maxime de tout joueur de poker: il faut savoir se coucher( oui, même avec une paire d'as!).

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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 21:49
Inspiration
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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 21:43
Cela peut paraître simpliste...

Cela peut paraître simpliste...

Je demande à mes chères ombres du passé de me filer un petit coup de main aussi, parce que je ne suis pas super douée pour cela, vous le savez bien.

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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 20:21

Les chaînes du mariage sont si lourdes qu'il faut être deux pour les porter. Quelquefois trois!

Alexandre Dumas.

On pourrait se dire qu'il est plus simple de faire cesser un mariage qui se révèle plus source d'insatisfaction que de satisfaction, non? Ne pas tromper l'autre. Etre en accord avec soi-même et ses valeurs. Rester auprès de l'autre parce qu'on le choisit, encore et toujours, pas parce qu'on a peur, parce qu'il y a une maison ou des intérêts financiers à la clé. Non, juste parce qu'on veut être honnête avec soi, avec l'autre. C'est une question de respect. Élémentaire, me semble-t-il.

Parce que la vie est courte. Pour ne pas passer à côté de soi.

Tempus fugit irreparabile!

Mais c'est compter sans le bénéfice secondaire de se présenter marié malheureux. On peut être plaint. Et quand on connaît si bien le mal-être, on préfère rester dans ce que l'on connaît, emprunter des chemins maintes fois parcourus plutôt que se lancer dans l'inconnu, la peur chevillée au coeur, pour vivre libre. Oui ça fait mal au bide, mais c'est bon pour la gueule! Oui, ça fout la trouille, mais c'est une question de respect de soi, de survie parfois.

Alors, parfois, on fait comme dit plus haut, on cherche un troisième larron pour supporter tout ça. Sans dignité.

Et souvent, on reste avec l'époux ou l'épouse. Parce que ce n'est pas si mal finalement.

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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 21:52

Tu la voyais pas comme ça ta vie......Non, ça, c'est sûr.

Je veux une vie à ma dimension.

Je veux des cris, des chants, de la joie, de la lumière, des paillettes, de l'amour, des gens autour de moi, des applaudissements, je veux le tonnerre, la foudre, le bruit, le tournis, la vie.... Je veux être étourdie et surprise. Je veux être au centre.

Ça bouillonne en moi. Et je fais quoi?

Et le temps passe.... J'ai l'impression d'être sur un quai de gare, le train démarre. Il part sans moi. Jusqu'ici, je me disais toujours qu'un autre train serait toujours au rendez-vous. Merveille des lendemains sans cesse renouvelés. Mais comme disait je ne sais plus qui ( et il avait sacrément raison ) " On a deux vies, la seconde commence quand on se rend compte qu'on n'en a qu'une."

Tout ce temps perdu. Il y a urgence.

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 20:16

Oui, je me jette des fleurs. Oui, je le mérite. Un amoureux m'appelait "La fille la plus chouette de la terre". Oui, c'est moi (pas façon pub Loulou de Cacharel, avec la fille éthérée à baffer....).

Oui, je suis chouette. mais vous avez le droit de ne pas être de mon avis.....C'est pas grave.

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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 19:01

Le terme est inadéquat. C'est plutôt sans complexes que j'aurais dû intituler cet article.

Aujourd'hui, il est de moins en moins rare de croiser des jeunes filles rondes, voire très rondes, accompagnées d'un jeune homme ( charmant ou non, là n’est pas la question), portant tenues éclatantes, dévêtues, cachant peu, dévoilant beaucoup. Aurais-je vécu ma jeunesse, où je me trouvait ronde et laide alors qu'objectivement , j'étais à peine potelée et jolie comme un coeur - je suis très objective, si, si, je ne me voile pas la face et ne suis pas du genre à me faire un cadeau- aujourd'hui, aurais-je vécu donc plus libre, moins renfermée?

Rien n’est moins sûr. Nos barrières, on se les érige dans nos têtes.

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